Être intersexe signifie souvent être invalidé.e. Les expériences sont très diverses. Les coûts de santé pour l’assurance invalidité n’ont jamais été étudiés.

C’est pourquoi nous demandons, outre une interdiction pénale, un plan d’action pour la protection des enfants et des adultes présentant une variation des caractéristiques sexuelles.

Contenu d’un plan d’action

  • Mesures de sensibilisation : montrer que les variations des caractéristiques sexuelles ne sont pas une maladie et que la culture, la coutume, la tradition ne doivent jamais être considérées comme une justification de la violence.

  • Création de groupes de travail indépendants et interdisciplinaires (y compris des pairs expert·e·s intersexes).

  • Éducation et sensibilisation dans les hôpitaux et les écoles.

  • Sensibilisation et formation du personnel médical (p. ex. les sages-femmes, médecins, médecins généralistes) aux effets néfastes des interventions médicales non urgentes sur les enfants intersexes.

  • Sensibilisation des médias (article 17 de la Convention d’Istanbul) afin d’attirer l’attention sur la discrimination intersectionnelle.

  • Augmentation de la visibilité des personnes intersexes dans la société afin de réduire l’isolement, la stigmatisation, les suicides et les coûts de santé.

  • Campagne d’information (article 13 de la Convention d’Istanbul), de conseil et de prévention de l’Office fédéral des assurances sociales OFAS, comparable aux mesures prises contre les mutilations génitales féminines. Une telle campagne doit nous impliquer en tant qu’ONG spécialisée dans les conséquences néfastes de la violence à l’égard des femmes, de la violence fondée sur le genre et le sexe et de la violence domestique (articles 3 et 4 de la Convention d’Istanbul), indépendamment des caractéristiques sexuelles ou de l’identité de genre.


Ici des informations plus détaillées.