Une nouvelle étape contre la discrimination et la haine / Rassismus-Strafnorm: LGBTI-Organisationen




La communauté LGBTI+ se réjouit que le Conseil national ait aujourd’hui approuvé l’extension de l’article luttant contre la discrimination raciale.

Les discours haineux ainsi que les discriminations basées sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle pourront désormais faire l’objet de poursuites pénales.

Par 118 voix contre 60 (ainsi que 5 abstentions), ce matin le Conseil national a approuvé l’initiative parlementaire « Lutter contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle ». Cette initiative de Mathias Reynard (PS) propose l’extension de la disposition existante du Code pénal luttant contre la discrimination raciale.Les discours haineux ainsi que les discriminations (d’un certain type) basées sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle pourront désormais faire l’objet de poursuites pénales.

Les organisations faîtières LGBTI de Suisse sont très heureuses de ce résultat. Une extension de cette disposition pénale permettrait à l’État suisse de poursuivre de manière plus efficace les crimes haineux homophobes et transphobes, montrant son engagement actif contre les discriminations.« Nous attendions cette décision de la part du Conseil national depuis très longtemps », dit Audrey Aegerter, Présidente d’InterAction (Association Suisse pour les Intersexes). « Assurer une protection adéquate contre les crimes haineux visant la population trans, intersexe, bisexuelle et homosexuelle est urgent et correspond aux nécessités de notre époque. »

La disposition de l’art. 261bis CP actuelle ne réprime que les crimes de haine du fait de la race, de l’ethnie ou de la religion. L’extension à l’identité de genre permet de protéger de manière efficace les personnes intersexes et trans; l’extension à l’orientation sexuelle permet de mieux protéger les gays, les lesbiennes et les personnes bisexuelles. « La prochaine étape nécessaire est le recensement statistique par la police des discriminations et des discours haineux à l’encontre des personnes LGBTI », affirme Anna Rosenwasser, Secrétaire générale de LOS. Lancée il y a un an pour contrer la lacune existant dans la législation, la LGBT-Helpline soutenue par ces organisations fonctionne en tant que centre de conseils et antenne de signalement.« Malgré l’existence de ce service, l’extension dans les plus brefs délais de la norme anti-discrimination reste plus que nécessaire. »

L’initiative parlementaire passera maintenant au Conseil des États. Les commissions juridiques des deux Chambres fédérales recommandent son adoption. Les instances internationales aussi demandent depuis des années l’extension de l’article contre le racisme de notre Code pénal.

Personnes de contact pour les questions des médias :

Audrey Aegerter, Présidente d’InterAction – Association Suisse pour les Intersexes: 079 104 81 69, hello@interactionsuisse.ch

Alecs Recher, responsable assistance juridique, Transgender Network Switzerland TGNS :079 452 07 61, alecs.recher@tgns.ch

Anna Rosenwasser, Secrétaire générale de l’Organisation suisse des lesbiennes : 079 259 39 47, info@los.ch

Maria von Känel, Secrétaire générale de l’Association suisse Familles Arc-en-ciel : 079 611 06 71, info@regenbogenfamilien.ch

Roman Heggli, Secrétaire général de Pink Cross: 079 796 28 67, roman.heggli@pinkcross.ch

Die LGBTI-Community freut sich: Der Nationalrat hat heute der Erweiterung des Strafartikels gegen Rassendiskriminierung zugestimmt. Neu sollen Hassrede und Diskriminierung aufgrund von Geschlechtsidentität sowie sexueller Orientierung strafrechtlich verfolgt werden können.

Mit 118 zu 60 Stimmen (5 Enthaltungen) hat der Nationalrat heute Vormittag der parlamentarischen Initiative “Kampf gegen Diskriminierung aufgrund der sexuellen Orientierung” zugestimmt. Die Initiative von Mathias Reynard (SP) fordert die Erweiterung der bestehenden Bestimmung des Strafgesetzbuches gegen die Rassendiskriminierung: Künftig sollen auch Hassreden und (gewisse) Diskriminierungen aufgrund der Geschlechtsidentität und der sexuellen Orientierung strafrechtlich verfolgt werden können.

Die Schweizer LGBTI-Dachverbände sind hocherfreut über dieses Ergebnis. Eine Erweiterung der Bestimmung im Strafgesetzbuch würde es dem Schweizer Staat ermöglichen, homo-, bi-, inter- und transphobe Hassverbrechen effizienter zu verfolgen und damit aktiv gegen Diskriminierung einzustehen. “Der Entscheid des Nationalrates ist seit Langem fällig”, sagt auch Audrey Aegerter, Präsidentin InterAction (Association Suisse pour les Intersexes). “Ein angemessener Schutz vor trans-, inter-, bi- und homophoben Hassverbrechen ist dringend nötig.”

Die Bestimmung des Art. 261bis StGB umfasst bisher die strafrechtliche Verfolgung von Hassverbrechen aufgrund von Rasse, Ethnie oder Religion. Die Erweiterung um “Geschlechtsidentität” ermöglicht den effizienteren Schutz von intergeschlechtlichen und trans Personen, diejenige um “sexuelle Orientierung” ermöglicht effizienteren Schutz von schwulen, lesbischen und bisexuellen Menschen.

“Der nächste nötige Schritt ist die polizeiliche Erfassung von Diskriminierung und Hassrede gegen LGBTI”, so Anna Rosenwasser, Geschäftsleiterin LOS. „Die Meldestelle für LGBT-phobe Vorfälle, die LGBT-Helpline, erfasst diese bereits partiell, doch ist dieses Angebot bei Weitem kein Ersatz für die notwendige staatliche Erfassung.“

Als nächstes kommt die parlamentarische Initiative in den Ständerat. Die Rechtskommissionen beider Kammern empfehlen sie zur Annahme. Auch von internationaler Seite wird die Erweiterung des Strafartikels seit Jahren gefordert.

Ansprechpersonen für Medienanfragen:

Audrey Aegerter, Präsidentin InterAction – Association Suisse pour les Intersexes: 079 104 81 69, hello@interactionsuisse.ch

Alecs Recher, Leitung Rechtsberatung, Transgender Network Switzerland: 079 452 07 61, alecs.recher@tgns.ch

Anna Rosenwasser, Geschäftsleiterin Lesbenorganisation Schweiz: 079 259 39 47, info@los.ch

Maria von Känel, Geschäftsleiterin Dachverband Regenbogenfamilien: 079 611 06 71, info@regenbogenfamilien.ch

Roman Heggli, Geschäftsleiter Pink Cross: 077 420 16 20, roman.heggli@pinkcross.ch